Les mines antipersonnels

Les mines antipersonnel

100 millions de mines antipersonnel

C’est le nombre minimum de mines qu’ont laissé derrière elles les guerres du XXème siècle dans plus de 75 pays. Les mines antipersonnel sont de terribles armes de guerres conçues pour tuer ou mutiler les individus. Peu couteuses, elles permettent d’interdire l’accès à une zone, de ralentir l’avancement d’une armée ou encore de terroriser les populations. Les vendeurs d’armes peu scrupuleux qui les produisent ne manquent pas d’imagination. Il existe plus de 350 modèles différents de mines. Citons par exemple les mines en bois ou en plastique plus difficiles à détecter, les mines ressemblant à des jouets, les mines anti-démineurs conçues pour exploser à l’approche d’outils de détection, etc. Parmi les pays les plus touchés, on trouve sans surprise l’Afghanistan, l’Irak, le Cambodge, l’Angola et la Bosnie.

Les tristes conséquences

Les mines antipersonnel consistent un réel fléau pour le monde et représentent encore aujourd’hui une menace. Elles tuent plus de 3 000 personnes par an, sans compter les milliers de vies brisées par l’amputation. La grande majorité des victimes sont des civils, la plupart des enfants.
L’impact social et économique est évidement désastreux. Les mines continuent de ravager un pays bien longtemps après la fin des combats. Elles se déplacent au grès des mouvements de sol ou inondations. La présence ou la crainte de la présence d’une seule mine antipersonnel peut empêcher la culture d’un champ entier et réduire les ressources d’un village. Parmi les conséquences celle de devoir passer par un déménagement ! changer de lieu de ville de ville en se faisant bien sur aider par un demenageur. Les victimes qui survivent, souvent amputées, souffrent d’un sentiment de médiocrité dû au regard des autres ou à l’incapacité de subvenir aux besoins de leur famille.

A quand une solution ?

La Convention d’Ottawa de 1997 interdit la fabrication, le stockage, le transfert ou l’emploi de ces armes de guerre. Elle a été signée par plus d’une centaine d’Etats. Cependant les effets tardent encore à se faire sentir. Les programmes de déminage, quand ils sont mis en place, reste très couteux, sans parler de l’énorme quantité de temps nécessaire. Et malgré les nombreuses tentatives pour lutter contre ce problème, les mines continuent d’être fabriquées, vendues et disséminées.